Des films aux écritures singulières qui réécrivent le monde avec audace et nous invitent à le voir autrement.
15 documentaires
La peur de la mort ne peut être vaincue que si les gens croient en un sauveur tout puissant – sans quoi, la damnation éternelle les attend. Le collage du documentaire _Lake of Fire_ démontre que la vision et le mode de vie dualistes de ces croyants alimentent dangereusement « l'enfer sur terre » lié au changement climatique.
Un film inachevé se transmet d'un ami à un autre. Le dialogue entre eux prend la forme d'un voyage traversé par l'éclosion de la Great Eastern Brood X (une couvée de cigales périodiques émergeant tous les 17 ans aux États-Unis), invoquant à la fois le reflet d’un présent post-pandémique et notre avenir commun. Un road-movie composé d'un chœur de voix (humaines et non humaines), de mises en gar...
En Palestine, dans les territoires occupés durant la Seconde Intifada, la peur, l'état de siège, la mort sont le quotidien de la ville d'Hebron. Les moment du passé ressurgissent à travers des souvenirs d'enfance, entremêlés à la mémoire collective. Alors que tout continue et se répète, de quoi nous souvenons-nous ? Qu'oublions-nous ?
70 ans après l’indépendance des Philippines, _Bulakna_ articule l’héritage post-colonial de l’archipel aux formes contemporaines de domination économique qui voient des milliers de femmes s’embaucher comme employées de maison en Europe. De Manille à Lisbonne, à travers les portraits de Melissa, sur le départ, de Norma, de retour au village, ou de Josephine, restée sur son île, Leonor Noivo sign...
Immémorial, chants de la grande nuit
Nouveauté !La mort est l’horizon de toute existence, et pourtant nous ne savons rien d’elle et ne pouvons rien en dire. Nous ne pouvons que tenter d’en saisir quelques reflets à travers les miroirs que nous lui tendons : mythes, rites, danses, lieux consacrés..., qui deviennent alors comme autant d’espaces où peut se tisser une relation avec l’indicible. À partir d’une matière essentiellement documentaire...
Le film se compose de 13 séquences, la plupart filmées en plans séquences circulaires, dans des lieux domestiques ou publics occupés par le personnage principal, Louise. Celle-ci est confrontée à un changement dans son mode de vie et doit apprendre à négocier avec la vie domestique et la maternité. Le tournage est parfois interrompu par des séquences où Laura Mulvey, coréalisatrice, s'adresse à...
Le film part de l'expérience de la cinéaste. Tout d'abord dans une fascination des images, puis dans leur fabrication boulimique, son regard change. Elle se questionne et s'interroge sur la raison de faire des images de nature aujourd'hui. L'injonction de cette beauté construite lui rappelle fortement ce que son corps et son apparence ont également subi.
Zuza Banasińska réinvente la célèbre sorcière slave Baba Yaga par un savant montage de films du Studio de cinéma éducatif de Łódź, au contenu sexiste. Interrogeant sa propre non-binarité à travers une troublante voix-off qui raconte l'histoire d'une famille matriarcale, iel libère la dimension queer d'images chargées de transmettre une conception normative de l'identité.
L'Arc d'iris, souvenir d'un jardin
Durée : 1h00« Dans des paysages et avec des habitants d’une telle beauté, nous n’avions pas imaginé que nous passerions autant de temps les yeux dirigés vers le sol. »\* Trois semaines de marche dans l'un des endroits les plus hauts du monde, la vallée du Spiti, dans l'Himalaya ; des séquences de fleurs cueillies comme un herbier, scandées par la rumeur des villages et le chant des monastères. \*Pierre...
Yoknapatawpha. C’est le nom du comté apocryphe de l’écrivain américain William Faulkner. « Apocryphe », c’est lui qui le dit, et ça signifie « dont l’authenticité n’est pas avérée ». Authentique ou pas, il y a situé toutes ses histoires. Il en a même dessiné la carte. C’est elle qui guide Geoffrey Lachassagne, au long de cette brillante et vertigineuse adaptation cinématographique.
Évoquant la science sous un prisme personnel, ce détour autobiographique nous invite à réfléchir aux maladies psychiques (le père du réalisateur souffrait de la maladie d’Alzheimer) et à méditer sur l’immensité cosmique, à travers l’histoire de la sonde Cassini dédiée à l’étude de Saturne.
Marges de la grande ville : logiques d’exclusion, vies et cabanes à l’abandon, le besoin et l’énergie de mettre en mots et en images la grâce cachée des existences reléguées.
Dans un petit village de l’Est de la France se répètent quotidiennement les mêmes gestes. Couper du bois, traire une vache, coudre un vêtement, faire sortir un légume de terre... Autant d’actions répétées de génération en génération, de jour en jour jusqu’à l’épuisement des corps. À travers la figure de son père, le narrateur évoque son enfance passée dans ce village et son ra...
La peur de la mort ne peut être vaincue que si les gens croient en un sauveur tout puissant – sans quoi, la damnation éternelle les attend. Le collage du documentaire _Lake of Fire_ démontre que la vision et le mode de vie dualistes de ces croyants alimentent dangereusement « l'enfer sur terre » lié au changement climatique.
Un film inachevé se transmet d'un ami à un autre. Le dialogue entre eux prend la forme d'un voyage traversé par l'éclosion de la Great Eastern Brood X (une couvée de cigales périodiques émergeant tous les 17 ans aux États-Unis), invoquant à la fois le reflet d’un présent post-pandémique et notre avenir commun. Un road-movie composé d'un chœur de voix (humaines et non humaines), de mises en gar...
En Palestine, dans les territoires occupés durant la Seconde Intifada, la peur, l'état de siège, la mort sont le quotidien de la ville d'Hebron. Les moment du passé ressurgissent à travers des souvenirs d'enfance, entremêlés à la mémoire collective. Alors que tout continue et se répète, de quoi nous souvenons-nous ? Qu'oublions-nous ?
70 ans après l’indépendance des Philippines, _Bulakna_ articule l’héritage post-colonial de l’archipel aux formes contemporaines de domination économique qui voient des milliers de femmes s’embaucher comme employées de maison en Europe. De Manille à Lisbonne, à travers les portraits de Melissa, sur le départ, de Norma, de retour au village, ou de Josephine, restée sur son île, Leonor Noivo sign...
Immémorial, chants de la grande nuit
Nouveauté !La mort est l’horizon de toute existence, et pourtant nous ne savons rien d’elle et ne pouvons rien en dire. Nous ne pouvons que tenter d’en saisir quelques reflets à travers les miroirs que nous lui tendons : mythes, rites, danses, lieux consacrés..., qui deviennent alors comme autant d’espaces où peut se tisser une relation avec l’indicible. À partir d’une matière essentiellement documentaire...
Le film se compose de 13 séquences, la plupart filmées en plans séquences circulaires, dans des lieux domestiques ou publics occupés par le personnage principal, Louise. Celle-ci est confrontée à un changement dans son mode de vie et doit apprendre à négocier avec la vie domestique et la maternité. Le tournage est parfois interrompu par des séquences où Laura Mulvey, coréalisatrice, s'adresse à...
Le film part de l'expérience de la cinéaste. Tout d'abord dans une fascination des images, puis dans leur fabrication boulimique, son regard change. Elle se questionne et s'interroge sur la raison de faire des images de nature aujourd'hui. L'injonction de cette beauté construite lui rappelle fortement ce que son corps et son apparence ont également subi.
Zuza Banasińska réinvente la célèbre sorcière slave Baba Yaga par un savant montage de films du Studio de cinéma éducatif de Łódź, au contenu sexiste. Interrogeant sa propre non-binarité à travers une troublante voix-off qui raconte l'histoire d'une famille matriarcale, iel libère la dimension queer d'images chargées de transmettre une conception normative de l'identité.
L'Arc d'iris, souvenir d'un jardin
Durée : 1h00« Dans des paysages et avec des habitants d’une telle beauté, nous n’avions pas imaginé que nous passerions autant de temps les yeux dirigés vers le sol. »\* Trois semaines de marche dans l'un des endroits les plus hauts du monde, la vallée du Spiti, dans l'Himalaya ; des séquences de fleurs cueillies comme un herbier, scandées par la rumeur des villages et le chant des monastères. \*Pierre...
Yoknapatawpha. C’est le nom du comté apocryphe de l’écrivain américain William Faulkner. « Apocryphe », c’est lui qui le dit, et ça signifie « dont l’authenticité n’est pas avérée ». Authentique ou pas, il y a situé toutes ses histoires. Il en a même dessiné la carte. C’est elle qui guide Geoffrey Lachassagne, au long de cette brillante et vertigineuse adaptation cinématographique.
Évoquant la science sous un prisme personnel, ce détour autobiographique nous invite à réfléchir aux maladies psychiques (le père du réalisateur souffrait de la maladie d’Alzheimer) et à méditer sur l’immensité cosmique, à travers l’histoire de la sonde Cassini dédiée à l’étude de Saturne.
Marges de la grande ville : logiques d’exclusion, vies et cabanes à l’abandon, le besoin et l’énergie de mettre en mots et en images la grâce cachée des existences reléguées.
Dans un petit village de l’Est de la France se répètent quotidiennement les mêmes gestes. Couper du bois, traire une vache, coudre un vêtement, faire sortir un légume de terre... Autant d’actions répétées de génération en génération, de jour en jour jusqu’à l’épuisement des corps. À travers la figure de son père, le narrateur évoque son enfance passée dans ce village et son ra...