Un chef de gare surréaliste, une centenaire qui chante l'Internationale, un poète de la mécanique, un paysan voyageur, un retraité à la coule... Jean-Henri Meunier filme la vie de quelques habitants de Najac. _La vie comme elle va_ est un conte rural, poétique, libre et désordonné, qui révéle la réalité décalée de ce petit coin de campagne aveyronnaise.
| Réalisateur | Jean-Henri Meunier |
| Acteur | Benoît Hické |
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À Najac, village aveyronnais suspendu entre roche et vallée, la vie s’écoule au rythme des saisons. Jean-Henri Meunier habite les lieux autant qu’il les regarde. La vie comme elle va est un film de proximité, attentif aux gestes minuscules qui composent le quotidien. Il observe les rythmes. Il est sensible aux lumières. Sa caméra accompagne les mouvements de la vie, les travaux agricoles, les pauses, les conversations qui s’étirent. Le film s’invente dans cette disponibilité au monde. Le cadre est simple. Le montage laisse respirer les situations et la parole, souvent libre. La nature et les corps y forment un même tissu vivant, traversé de couleurs, de silences et d’humour discret. Filmer ainsi, sans surplomb, relève d’un geste profondément politique. Meunier affirme la valeur des existences ordinaires et du temps qu’il faut pour les regarder. Son cinéma – fabriqué à une époque antérieure aux flux numériques incessants – est celui de l’attention, où observer devient déjà une manière de prendre position.
Benoît Hické
Programmateur et enseignant

À Najac, village aveyronnais suspendu entre roche et vallée, la vie s’écoule au rythme des saisons. Jean-Henri Meunier habite les lieux autant qu’il les regarde. La vie comme elle va est un film de proximité, attentif aux gestes minuscules qui composent le quotidien. Il observe les rythmes. Il est sensible aux lumières. Sa caméra accompagne les mouvements de la vie, les travaux agricoles, les pauses, les conversations qui s’étirent. Le film s’invente dans cette disponibilité au monde. Le cadre est simple. Le montage laisse respirer les situations et la parole, souvent libre. La nature et les corps y forment un même tissu vivant, traversé de couleurs, de silences et d’humour discret. Filmer ainsi, sans surplomb, relève d’un geste profondément politique. Meunier affirme la valeur des existences ordinaires et du temps qu’il faut pour les regarder. Son cinéma – fabriqué à une époque antérieure aux flux numériques incessants – est celui de l’attention, où observer devient déjà une manière de prendre position.
Benoît Hické
Programmateur et enseignant
Français