Considéré comme « un sauvage du cinéma belge », Jean Harlez (Belgique, 1924-2026) était un autodidacte évoluant en marge des milieux professionnels. Fils de forgeron, mécanicien de formation, ses débuts dans le cinéma commencent dès 1947 comme assistant de Charles Dekeukeleire. Il travaille ensuite pendant des années en tant que caméraman pour Marcel Broodthaers. Après un passage par le chômage et des petits boulots, il se fabrique une caméra 35mm et réalise un court métrage sur une coopérative agricole, sans argent, ni soutien d’aucune sorte. Coup de pot, le ministère de l’Agriculture le lui achète. Il peut dès lors réaliser son rêve : « tourner un vrai grand film ». Le Chantier des gosses (1970) est le fruit de cette aventure. Première du genre à Bruxelles, la démarche enthousiasme la presse. Il s’agit sans doute du premier long métrage belge inspiré par le néo-réalisme. Jean Harlez était un artiste polyvalent : courts métrages, films de voyages et de découverte au Groenland... Les dernières années de sa vie, il a surtout réalisé des collages (« assemblages ») grandeur nature. En mars 2026, Jean Harlez a reçu, aux côtés de son épouse la journaliste, écrivaine et scénariste Marcelle Dumont, l’Ordre de la Couronne au grade de Chevalier, en reconnaissance de leur contribution au monde artistique belge. Photo © Jean-Michel Vlaeminckx
Dans les rues étroites d'un quartier populaire bruxellois, le vrai refuge des enfants est un terrain vague. Un jour arrivent des hommes en chapeau mou qui déploient palissades et papiers… Pour les enfants, c'est mauvais signe. Ils décident de livrer une guerre sans merci aux architectes et entrepreneurs.
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