Après le soulèvement des prisonniers en 1971, l’action du Groupe d’Information sur les Prisons, fondé par Michel Foucault, inclut la prison dans une problématique politique qui concerne tous les citoyens. Bilans sur les conditions de détention...
| Réalisateurs | Hélène Châtelain, René Lefort |
| Acteur | Chloé Vurpillot |
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« Prisons, on veut entrer et voir » était l'un des mots d'ordre du GIP, fondé en 1971 avec l'objectif de donner à entendre la parole des détenu·es et la réalité carcérale. En prison, ce film n'y entre pas mais d'entretien en entretien fait une chose trop peu fréquente : faire de la question des prisons un enjeu qui nous concerne. La parole des ancien·nes détenu·es n'est pas consignée à la cellule, elle s'écoute en pleine ville, entre en résonance avec celle d'ouvriers et de surveillants pénitentiaires. Dans ce double mouvement qui met au jour les conditions de détention en même temps que les parcours qui y conduisent, se déplient l'individualisme et la solidarité, le travail et l'exploitation, les luttes et la répression. À partir de ces lieux de privation des libertés où « tout mouvement collectif est considéré comme mutinerie », Hélène Châtelain et René Lefort intègrent la prison dans la société toute entière.
Chloé Vurpillot

« Prisons, on veut entrer et voir » était l'un des mots d'ordre du GIP, fondé en 1971 avec l'objectif de donner à entendre la parole des détenu·es et la réalité carcérale. En prison, ce film n'y entre pas mais d'entretien en entretien fait une chose trop peu fréquente : faire de la question des prisons un enjeu qui nous concerne. La parole des ancien·nes détenu·es n'est pas consignée à la cellule, elle s'écoute en pleine ville, entre en résonance avec celle d'ouvriers et de surveillants pénitentiaires. Dans ce double mouvement qui met au jour les conditions de détention en même temps que les parcours qui y conduisent, se déplient l'individualisme et la solidarité, le travail et l'exploitation, les luttes et la répression. À partir de ces lieux de privation des libertés où « tout mouvement collectif est considéré comme mutinerie », Hélène Châtelain et René Lefort intègrent la prison dans la société toute entière.
Chloé Vurpillot
Français