« Deuxième confinement, je filme ma jeune sœur Auréa qui prend son bain. Elle me confie ses doutes sur son avenir et sur la difficulté à avoir des histoires d'amour. » (Laïs Decaster)
| Réalisateur | Laïs Decaster |
| Acteur | Juliette Canon |
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Préquel du petit bolide Car Wash, où l’on assistait au nettoyage de voiture d’Auréa, sœur de la réalisatrice, c’est cette fois dans son bain que l’on plonge, sur fond de Kaaris. Le décor est posé : une baignoire, de la mousse et des anecdotes captivantes, sel du cinéma de Laïs. Les jambes pleines de poils (car c’est le confinement, à quoi bon s’épiler ?), Auréa raconte ses dates sur le parking de la boulangerie, seul endroit où pécho avant le couvre-feu.
Avec humour et naturel, neuf minutes suffisent pour saisir le quotidien des longs mois d’isolement et le passage progressif (forcé ?) vers l’âge adulte, dans lequel nombre de millenials se reconnaîtront sans peine. Désir, sexualité et projections sur l’avenir se racontent ici avec la spontanéité des conversations intimes entre proches. Ce qui se joue à l’écran dépasse finalement le simple portrait d’Auréa : Laïs Decaster capte quelque chose de la jeunesse confinée de ces filles avec lesquelles elle a grandi.
On sort du bain, avec cette fois-ci Céline Dion dans les oreilles, et l’envie d’avoir des sœurs.
Juliette Canon
Chargée du court métrage à la Semaine de la Critique

Préquel du petit bolide Car Wash, où l’on assistait au nettoyage de voiture d’Auréa, sœur de la réalisatrice, c’est cette fois dans son bain que l’on plonge, sur fond de Kaaris. Le décor est posé : une baignoire, de la mousse et des anecdotes captivantes, sel du cinéma de Laïs. Les jambes pleines de poils (car c’est le confinement, à quoi bon s’épiler ?), Auréa raconte ses dates sur le parking de la boulangerie, seul endroit où pécho avant le couvre-feu.
Avec humour et naturel, neuf minutes suffisent pour saisir le quotidien des longs mois d’isolement et le passage progressif (forcé ?) vers l’âge adulte, dans lequel nombre de millenials se reconnaîtront sans peine. Désir, sexualité et projections sur l’avenir se racontent ici avec la spontanéité des conversations intimes entre proches. Ce qui se joue à l’écran dépasse finalement le simple portrait d’Auréa : Laïs Decaster capte quelque chose de la jeunesse confinée de ces filles avec lesquelles elle a grandi.
On sort du bain, avec cette fois-ci Céline Dion dans les oreilles, et l’envie d’avoir des sœurs.
Juliette Canon
Chargée du court métrage à la Semaine de la Critique
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