_Free Waves_ est un film sur toutes sortes de vagues : vagues de la mer, ondes radio, vagues de résistance humaine. La plage publique de Beyrouth est menacée par des projets d'investissement privés, et une lutte fait rage depuis un an. Ce film est un témoignage de cette lutte. L'existence même de la Terre est menacée dans notre cosmos. Un portrait apocalyptique et poétique, parfois porteur d'espoir, de notre époque.
| Réalisateur | May Kassem |
| Acteur | Mathilde Rouxel |
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On est en 2016, trois ans avant le soulèvement populaire de 2019. May Kassem ne filme pas une plage, elle filme un territoire en état d'urgence, mobilisé contre la menace de privatisation de la dernière plage publique de Beyrouth. Free Waves n'est pas un documentaire militant ordinaire mais une cartographie sensible des dernières fissures d'un espace public libanais. En pointant sa caméra Super 8 vers Ramlet al-Bayda, May Kassem enregistre la texture d'une résistance : le bruit des débris qu'on déplace, le bruissement des slogans contre une « tempête capitaliste », la clameur sourde d'un peuple qui se réapproprie son bien. Ses plans fixes et ses silhouettes transforment les manifestants en archétypes de la citoyenneté, fragiles face aux engins de chantier. Le film se veut un contre-champ politique de l'Histoire, une archive en devenir. On y entend moins un appel que l’écho d'une lutte qui, à l'image des vagues, revient inlassablement ronger les fondations de la corruption.
Mathilde Rouxel
Historienne du cinéma

On est en 2016, trois ans avant le soulèvement populaire de 2019. May Kassem ne filme pas une plage, elle filme un territoire en état d'urgence, mobilisé contre la menace de privatisation de la dernière plage publique de Beyrouth. Free Waves n'est pas un documentaire militant ordinaire mais une cartographie sensible des dernières fissures d'un espace public libanais. En pointant sa caméra Super 8 vers Ramlet al-Bayda, May Kassem enregistre la texture d'une résistance : le bruit des débris qu'on déplace, le bruissement des slogans contre une « tempête capitaliste », la clameur sourde d'un peuple qui se réapproprie son bien. Ses plans fixes et ses silhouettes transforment les manifestants en archétypes de la citoyenneté, fragiles face aux engins de chantier. Le film se veut un contre-champ politique de l'Histoire, une archive en devenir. On y entend moins un appel que l’écho d'une lutte qui, à l'image des vagues, revient inlassablement ronger les fondations de la corruption.
Mathilde Rouxel
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