Trois films issus de la programmation « Route du doc : Tunisie » des États Généraux du documentaire de Lussas
À l'occasion de la programmation « Route du Doc : Tunisie » qui a eu lieu aux États Généraux du documentaire de Lussas, nous vous proposons trois films choisis par Tahar Chikhaoui, critique, traducteur et programmateur de cette Route du Doc au festival, au côté de Christophe Postic. Voici ses mots d'introduction à la sélection :
« Dans la Tunisie d’aujourd’hui, comme partout ailleurs, le documentaire séduit moins les cinéastes mais il a permis aux plus créatifs d’entre eux d’entreprendre des expériences originales et édifiantes, en dépouillant le cinéma des oripeaux dont la fiction est plus encline à se draper.
Au départ de l’histoire du cinéma national, la production documentaire se mettait volontiers au service de la valorisation du patrimoine, faisant cause commune avec la fiction dans un élan général de construction d’un récit national. Mais depuis une vingtaine d’années, le geste documentaire s’est progressivement rapproché du présent, et, le désenchantement national aidant, s’est davantage territorialisé en se coltinant plus directement avec l’événement. La numérisation de l’outil et les bouleversements sociopolitiques de la fin de la décennie ont accéléré le phénomène. La cinéphilie a fait le reste. Aussi assistons-nous à une génération affranchie, dans sa grande majorité, des servitudes institutionnelles et des facilités médiatiques.
Nous avons fait en sorte que cette sélection nous permette de réaliser à quel point cette génération a pu capter, avec plus de liberté et une grande diversité thématique et formelle, quelques vibrations des transformations qui traversent en profondeur la réalité de ce pays. »
3 documentaires
Dans le sud tunisien, Nawar et Raouf luttent pour préserver leurs plantations de tomates, culture imposée par l'usine locale. Confrontés aux conditions climatiques difficiles, à la précarité et au désespoir, ils doivent choisir entre abandonner ou continuer à se battre.
Dans une ferme située sur une colline à la frontière tuniso-algérienne vécut Gisela Bergman, une octogénaire allemande, pendant plus d'un demi-siècle. Elle éleva une lignée de chevaux pur-sang arabe et vécut en symbiose avec la nature, malgré la dureté des conditions. Après sa mort, Amara, en compagnie de Zouhayer, continue la lutte au quotidien pour maintenir en vie le rêve de Mme Bergman.
« Tunisie. Un mot que j'ai du mal à articuler, quand je veux le dire à mon fils. » Dhia, 29 ans, a quitté la Tunisie après y avoir fait la Révolution. Exilé en France, il s'inquiète à l’idée de transmettre son bégaiement à Elia, son fils de deux ans. Bientôt, la quête n’est plus tant de trouver une parole fluide que de savoir comment parler de la Tunisie à Elia.
Dans le sud tunisien, Nawar et Raouf luttent pour préserver leurs plantations de tomates, culture imposée par l'usine locale. Confrontés aux conditions climatiques difficiles, à la précarité et au désespoir, ils doivent choisir entre abandonner ou continuer à se battre.
Dans une ferme située sur une colline à la frontière tuniso-algérienne vécut Gisela Bergman, une octogénaire allemande, pendant plus d'un demi-siècle. Elle éleva une lignée de chevaux pur-sang arabe et vécut en symbiose avec la nature, malgré la dureté des conditions. Après sa mort, Amara, en compagnie de Zouhayer, continue la lutte au quotidien pour maintenir en vie le rêve de Mme Bergman.
« Tunisie. Un mot que j'ai du mal à articuler, quand je veux le dire à mon fils. » Dhia, 29 ans, a quitté la Tunisie après y avoir fait la Révolution. Exilé en France, il s'inquiète à l’idée de transmettre son bégaiement à Elia, son fils de deux ans. Bientôt, la quête n’est plus tant de trouver une parole fluide que de savoir comment parler de la Tunisie à Elia.