Le Male gaze ou « regard masculin », est un concept théorisé en 1975 par la critique de cinéma et réalisatrice anglaise Laura Mulvey (dont on programme ici un essai culte). Il désigne le fait que le regard masculin hétérosexuel nous est imposé par la culture dominante, dans l'art et notamment à travers le cinéma.
Pour cette programmation anniversaire, on vous propose 5 films qui déplacent, remettent en cause et, il faut le dire, bousculent les façons de fabriquer des images. Ces films inventifs et libérateurs, réalisés par des femmes et/ou personnes LGBT+, d'hier et d'aujourd'hui, nous invitent à sortir des petites cases du genre, à s'émanciper et boxer les représentations dominantes. Jubilatoire !
5 documentaires
Dix ans après une révolution socialiste aux États-Unis, la structure patriarcale est toujours en place. Science-fiction politique dans le style documentaire, _Born in Flames_ nous entraîne dans un New York au bord de la faillite, bouillonnant d’énergie frondeuse. À l'appel de l'Armée des femmes, plusieurs groupes d'activistes se solidarisent finalement en un réseau mouvant et non hiérarchique q...
Le film se compose de 13 séquences, la plupart filmées en plans séquences circulaires, dans des lieux domestiques ou publics occupés par le personnage principal, Louise. Celle-ci est confrontée à un changement dans son mode de vie et doit apprendre à négocier avec la vie domestique et la maternité. Le tournage est parfois interrompu par des séquences où Laura Mulvey, coréalisatrice, s'adresse à...
Des femmes rejouent leur vie d’anciennes détenues dans une prison abandonnée de Buenos Aires. Les cheveux blonds ou le crâne rasé, cisgenre ou transgenre, avec douceur ou avec rage, elles chantent et dansent leurs souvenirs, revivent leur vie sous forme de fiction et s’inventent, par la fantaisie et l’imagination, une vie meilleure.
Zuza Banasińska réinvente la célèbre sorcière slave Baba Yaga par un savant montage de films du Studio de cinéma éducatif de Łódź, au contenu sexiste. Interrogeant sa propre non-binarité à travers une troublante voix-off qui raconte l'histoire d'une famille matriarcale, iel libère la dimension queer d'images chargées de transmettre une conception normative de l'identité.
Le film part de l'expérience de la cinéaste. Tout d'abord dans une fascination des images, puis dans leur fabrication boulimique, son regard change. Elle se questionne et s'interroge sur la raison de faire des images de nature aujourd'hui. L'injonction de cette beauté construite lui rappelle fortement ce que son corps et son apparence ont également subi.
Dix ans après une révolution socialiste aux États-Unis, la structure patriarcale est toujours en place. Science-fiction politique dans le style documentaire, _Born in Flames_ nous entraîne dans un New York au bord de la faillite, bouillonnant d’énergie frondeuse. À l'appel de l'Armée des femmes, plusieurs groupes d'activistes se solidarisent finalement en un réseau mouvant et non hiérarchique q...
Le film se compose de 13 séquences, la plupart filmées en plans séquences circulaires, dans des lieux domestiques ou publics occupés par le personnage principal, Louise. Celle-ci est confrontée à un changement dans son mode de vie et doit apprendre à négocier avec la vie domestique et la maternité. Le tournage est parfois interrompu par des séquences où Laura Mulvey, coréalisatrice, s'adresse à...
Des femmes rejouent leur vie d’anciennes détenues dans une prison abandonnée de Buenos Aires. Les cheveux blonds ou le crâne rasé, cisgenre ou transgenre, avec douceur ou avec rage, elles chantent et dansent leurs souvenirs, revivent leur vie sous forme de fiction et s’inventent, par la fantaisie et l’imagination, une vie meilleure.
Zuza Banasińska réinvente la célèbre sorcière slave Baba Yaga par un savant montage de films du Studio de cinéma éducatif de Łódź, au contenu sexiste. Interrogeant sa propre non-binarité à travers une troublante voix-off qui raconte l'histoire d'une famille matriarcale, iel libère la dimension queer d'images chargées de transmettre une conception normative de l'identité.
Le film part de l'expérience de la cinéaste. Tout d'abord dans une fascination des images, puis dans leur fabrication boulimique, son regard change. Elle se questionne et s'interroge sur la raison de faire des images de nature aujourd'hui. L'injonction de cette beauté construite lui rappelle fortement ce que son corps et son apparence ont également subi.