Plegarias mestizas


Image de couverture Plegarias mestizas

Deux cinéastes traversent la vallée du Cauca, en Colombie, un territoire profondément marqué par la violence de la transformation imposée par la pensée coloniale et moderniste, notamment à travers les plantations de canne à sucre. Ce paysage, témoin d’une histoire de domination et d’exploitation, devient un lieu de réflexion et de révolte. À travers un poème visuel, le film explore les blessures laissées par cette transformation violente, tant sur la terre que sur les corps.


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D’emblée, Plegarias Mestizas (« Prières métisses ») nous rappelle que le cinéma est d’abord un art du son. Avant les images, la forêt parle : bruissements, souffles, frottements, présences invisibles. Le cinéma, c’est fait pour penser avec les yeux et entendre avec les oreilles, pensait Jean-Luc Godard. Lorena Almario et Luciano Ortiz ouvrent leur film par une écoute de la forêt. La traversée de la vallée du Cauca, en Colombie, se construit dès lors comme un poème sensible, où le paysage porte les stigmates coloniaux, inscrits dans la terre même, notamment à travers les plantations de canne à sucre. Mais le film refuse d’asséner un contre-récit : il préfère les rythmes, les silences, les résonances. Il évoque. Par le montage et le travail sonore, Plegarias Mestizas fait émerger un vivant blessé mais actif, traversé de mémoires et de résistances. Ce film affirme surtout une politique des formes : écouter devient un geste de cinéma, et filmer, une manière de préserver ce qui persiste, malgré tout, dans les corps et les territoires.

 

Benoît Hické
Programmateur et enseignant

 

 


  • Français

    Français


    Langue : Spanish
    Sous-titres : Français
  • Anglais

    Anglais


    Langue : Spanish
    Sous-titres : Anglais
  • Année 2025
  • Pays France, Colombie, Chili
  • Durée 28
  • Langue Espagnol
  • Sous-titres Français, Anglais
  • Résumé court Deux cinéastes traversent la vallée du Cauca en Colombie, filmant un paysage transformé par la violence de la pensée coloniale et moderniste.
  • Producteur Lorena Almario, Luciano Ortiz
  • TLF_Applismb 1
  • Date édito 2026-01-09

D’emblée, Plegarias Mestizas (« Prières métisses ») nous rappelle que le cinéma est d’abord un art du son. Avant les images, la forêt parle : bruissements, souffles, frottements, présences invisibles. Le cinéma, c’est fait pour penser avec les yeux et entendre avec les oreilles, pensait Jean-Luc Godard. Lorena Almario et Luciano Ortiz ouvrent leur film par une écoute de la forêt. La traversée de la vallée du Cauca, en Colombie, se construit dès lors comme un poème sensible, où le paysage porte les stigmates coloniaux, inscrits dans la terre même, notamment à travers les plantations de canne à sucre. Mais le film refuse d’asséner un contre-récit : il préfère les rythmes, les silences, les résonances. Il évoque. Par le montage et le travail sonore, Plegarias Mestizas fait émerger un vivant blessé mais actif, traversé de mémoires et de résistances. Ce film affirme surtout une politique des formes : écouter devient un geste de cinéma, et filmer, une manière de préserver ce qui persiste, malgré tout, dans les corps et les territoires.

 

Benoît Hické
Programmateur et enseignant

 

 


  • Français

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    Langue : Spanish
    Sous-titres : Français
  • Anglais

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    Langue : Spanish
    Sous-titres : Anglais
  • Année 2025
  • Pays France, Colombie, Chili
  • Durée 28
  • Langue Espagnol
  • Sous-titres Français, Anglais
  • Résumé court Deux cinéastes traversent la vallée du Cauca en Colombie, filmant un paysage transformé par la violence de la pensée coloniale et moderniste.
  • Producteur Lorena Almario, Luciano Ortiz
  • TLF_Applismb 1
  • Date édito 2026-01-09

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