Ce portrait désenchanté de la Jamaïque accompagne les touristes américains qui déferlent sur l'île sans même se rendre compte du dénuement de sa population et du délabrement de son économie. Très vite, on découvre les coupables de cet enfer des tropiques : le FMI, la Banque mondiale, l'OMC...
| Réalisateur | Stéphanie Black |
| Acteur | Périphérie |
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Life and Debt est sans détour et pour le moins efficace. L’efficacité, on peut bien souvent s’en méfier ou la regretter dans le cinéma documentaire mais, ici, le rythme acéré du montage correspond à l’urgence de convaincre et de mettre en lumière les rouages économiques auxquels a été soumise la Jamaïque. Il accentue la compréhension du piège qui contraint aujourd’hui le pays à un endettement intenable auprès du FMI et de la Banque Mondiale. Une dette qui ne cesse de s'accroître tandis que la Jamaïque devient de plus en plus exsangue. À cela s’ajoute l'indécence du surtourisme qui participe à ce même mouvement de mise à genoux du pays. Le texte A Small Place de Jamaica Kincaid, en off, renforce justement cette critique. Enfin les moments musicaux tiennent une place tout à fait particulière. La dimension contestataire et la vitalité du reggae y expriment pleinement le maintien d’une culture propre à l’île et à ses habitants et la force de leur résistance.
Sophie Walle
Chargée de diffusion à Périphérie

Life and Debt est sans détour et pour le moins efficace. L’efficacité, on peut bien souvent s’en méfier ou la regretter dans le cinéma documentaire mais, ici, le rythme acéré du montage correspond à l’urgence de convaincre et de mettre en lumière les rouages économiques auxquels a été soumise la Jamaïque. Il accentue la compréhension du piège qui contraint aujourd’hui le pays à un endettement intenable auprès du FMI et de la Banque Mondiale. Une dette qui ne cesse de s'accroître tandis que la Jamaïque devient de plus en plus exsangue. À cela s’ajoute l'indécence du surtourisme qui participe à ce même mouvement de mise à genoux du pays. Le texte A Small Place de Jamaica Kincaid, en off, renforce justement cette critique. Enfin les moments musicaux tiennent une place tout à fait particulière. La dimension contestataire et la vitalité du reggae y expriment pleinement le maintien d’une culture propre à l’île et à ses habitants et la force de leur résistance.
Sophie Walle
Chargée de diffusion à Périphérie
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