En Palestine, dans les territoires occupés durant la Seconde Intifada, la peur, l'état de siège, la mort sont le quotidien de la ville d'Hebron. Les moment du passé ressurgissent à travers des souvenirs d'enfance, entremêlés à la mémoire collective. Alors que tout continue et se répète, de quoi nous souvenons-nous ? Qu'oublions-nous ?
| Réalisateur | Shayma' Awawdeh |
| Acteur | Périphérie |
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Ces images de la Seconde Intifada à Hébron que Shayma’ Awawdeh décide de monter lui posent des questions sur sa propre enfance. Quelle était alors sa vie à l’âge de 6 ans, dans cette même ville ? La réalisatrice fait le choix d’une voix off qu’elle adresse à sa mère. Peut-elle l’aider à remonter le fil de sa mémoire ? Non, « heureusement que j’oublie » lui répond-elle. Shayma’ Awawdeh tisse alors par le montage un dialogue entre sa mémoire fragmentée et ces images. Ainsi la terreur de ce que l’on voit nous saisit, les enfants tués en premier lieu. Dans le même temps, les souvenirs de la réalisatrice refont surface.
Par un jeu de correspondance ou de contraste entre ce qui est dit et ce qui est montré, Shayma’ Awawdeh parvient à rendre compte de l’entreprise coloniale israélienne, de sa violence criminelle comme de la mutilation de la mémoire des Palestiniens. C’est contre ce processus d’effacement que la voix de la réalisatrice se fraye un chemin. Et cette voix résonne avec une autre, celle d’un homme qui, au début du film, interpelle les militaires israéliens et crie : « toi tu détruis, nous on construit ».
Sophie Walle
Chargée de diffusion à Périphérie

Ces images de la Seconde Intifada à Hébron que Shayma’ Awawdeh décide de monter lui posent des questions sur sa propre enfance. Quelle était alors sa vie à l’âge de 6 ans, dans cette même ville ? La réalisatrice fait le choix d’une voix off qu’elle adresse à sa mère. Peut-elle l’aider à remonter le fil de sa mémoire ? Non, « heureusement que j’oublie » lui répond-elle. Shayma’ Awawdeh tisse alors par le montage un dialogue entre sa mémoire fragmentée et ces images. Ainsi la terreur de ce que l’on voit nous saisit, les enfants tués en premier lieu. Dans le même temps, les souvenirs de la réalisatrice refont surface.
Par un jeu de correspondance ou de contraste entre ce qui est dit et ce qui est montré, Shayma’ Awawdeh parvient à rendre compte de l’entreprise coloniale israélienne, de sa violence criminelle comme de la mutilation de la mémoire des Palestiniens. C’est contre ce processus d’effacement que la voix de la réalisatrice se fraye un chemin. Et cette voix résonne avec une autre, celle d’un homme qui, au début du film, interpelle les militaires israéliens et crie : « toi tu détruis, nous on construit ».
Sophie Walle
Chargée de diffusion à Périphérie
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