70 ans après l’indépendance des Philippines, _Bulakna_ articule l’héritage post-colonial de l’archipel aux formes contemporaines de domination économique qui voient des milliers de femmes s’embaucher comme employées de maison en Europe. De Manille à Lisbonne, à travers les portraits de Melissa, sur le départ, de Norma, de retour au village, ou de Josephine, restée sur son île, Leonor Noivo signe un film choral d’une grande force poétique.
| Réalisateur | Leonor Noivo |
| Acteur | Barberine Feinberg |
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Mélissa s’apprête à partir travailler à l’étranger. Norma revient après vingt ans de travail domestique au Portugal. D’autres femmes et d’autres histoires se croisent. Le film les écoute tranquillement dans les moments où une décision se prépare, dans les silences, les conversations, les doutes entre un désir d’ailleurs et la nécessité économique de partir. Par moments, une troupe de théâtre rejoue la résistance armée contre les colonisateurs avec la mise à mort de Magellan par les habitants de l'île de Mactan, leur roi Lapulapu et son épouse Bulakna. Entre fiction et documentaire, les cadres magnifiques et le travail sonore exceptionnel rendent sensibles autant les paysages que les émotions et les gestes qui leur sont liés. Le film dévoile ainsi toute la violence de l’exil : la solitude extrême, les différentes formes de maltraitance et le retour parfois impossible.
Barberine Feinberg
Programmatrice, Festival international Jean Rouch

Mélissa s’apprête à partir travailler à l’étranger. Norma revient après vingt ans de travail domestique au Portugal. D’autres femmes et d’autres histoires se croisent. Le film les écoute tranquillement dans les moments où une décision se prépare, dans les silences, les conversations, les doutes entre un désir d’ailleurs et la nécessité économique de partir. Par moments, une troupe de théâtre rejoue la résistance armée contre les colonisateurs avec la mise à mort de Magellan par les habitants de l'île de Mactan, leur roi Lapulapu et son épouse Bulakna. Entre fiction et documentaire, les cadres magnifiques et le travail sonore exceptionnel rendent sensibles autant les paysages que les émotions et les gestes qui leur sont liés. Le film dévoile ainsi toute la violence de l’exil : la solitude extrême, les différentes formes de maltraitance et le retour parfois impossible.
Barberine Feinberg
Programmatrice, Festival international Jean Rouch
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