Aux élections municipales de 2014, dans la Drôme, les citoyens de Saillans confient la mairie à une liste proposant un partage du pouvoir entre élus et habitants. À l’heure d’un certain désenchantement politique, l’espoir suscité par cette victoire est immense. Cinq ans plus tard, alors que les élections municipales approchent, le village se réunit pour tirer un premier bilan de cette expérimentation politique. L’expérience sera-t-elle prolongée pour une nouvelle mandature ?
| Réalisateurs | Dorine Brun, Sarah Jacquet |
| Acteur | l'équipe éditoriale de Tënk |
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Il y a 12 ans commun, commune, comme un espoir mis en chantier…
C’est d’abord une euphorie collective. Et puis, les choses sérieuses commencent. Les sigles qui se multiplient et les grands mots qui font peur : les GAP, le PLU, les commissions participatives, les eschscholtzia (cf. une commission participative fleurie). Pendant cinq ans et au fil des trois chapitres du film, les réalisatrices captent le bruit joyeux, le bouillonnement des échanges, mais aussi l’essoufflement des débats et la critique de l’inévitable consensus mou, vidé de sens politique. À la tribune, un clivage est verbalisé : « des vrais Saillansons, y’en a pas beaucoup. » Se pose la question du capital d’autochtonie, de l’appartenance à un lieu : comment devient-on « d’ici » ? Comment fait-on commune ? Le dispositif du documentaire souligne la réflexivité de l’expérimentation politique, en faisant des acteur·ices de la mairie les spectateur·ices de leurs propres paroles et des émotions qui les traversent.
Juliette Menasseyre
Médiatrice culturelle en service civique chez Tënk

Il y a 12 ans commun, commune, comme un espoir mis en chantier…
C’est d’abord une euphorie collective. Et puis, les choses sérieuses commencent. Les sigles qui se multiplient et les grands mots qui font peur : les GAP, le PLU, les commissions participatives, les eschscholtzia (cf. une commission participative fleurie). Pendant cinq ans et au fil des trois chapitres du film, les réalisatrices captent le bruit joyeux, le bouillonnement des échanges, mais aussi l’essoufflement des débats et la critique de l’inévitable consensus mou, vidé de sens politique. À la tribune, un clivage est verbalisé : « des vrais Saillansons, y’en a pas beaucoup. » Se pose la question du capital d’autochtonie, de l’appartenance à un lieu : comment devient-on « d’ici » ? Comment fait-on commune ? Le dispositif du documentaire souligne la réflexivité de l’expérimentation politique, en faisant des acteur·ices de la mairie les spectateur·ices de leurs propres paroles et des émotions qui les traversent.
Juliette Menasseyre
Médiatrice culturelle en service civique chez Tënk
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