Pendant plus d'un demi-siècle, Youssef Chahine s'est inspiré de l'esprit multiculturel et cosmopolite de sa ville natale, Alexandrie, pour forger une œuvre passionnée, extravagante et iconoclaste qui mêle une sensibilité typiquement égyptienne à des influences internationales allant des comédies musicales et mélodrames hollywoodiens au néoréalisme européen. Avec des films comme Gare centrale (1958), le polar psychosexuel fleuri qui lui a permis de percer sur la scène internationale, et La Terre (1969) portrait cinglant de la lutte des classes dans les campagnes, Chahine a montré sa volonté de susciter la controverse par des critiques sociales et politiques audacieuses, tandis que dans des œuvres comme Alexandrie pourquoi ? (1978) (le premier d'une série de quatre films autobiographiques centrés sur la ville), il s'est tourné vers l'introspection pour examiner sa propre vie, sa sexualité et sa position fluctuante vis-à-vis de l'establishment politique. Riche en images, couleurs et musiques vibrantes, et imprégné d'un esprit humaniste inébranlable, le cinéma de Chahine, qui met en scène certains des plus grands talents du monde arabe de son époque, dont un jeune Omar Sharif, est une expression audacieuse des multiples facettes de l'âme égyptienne.
Le Caire raconté par Youssef Chahine
Nouveauté !« J'aime Le Caire. Si profondément que quand on me pose la question "comment" je me trouve cherchant mes mots. Les moments les plus doux de mon existence, les vers les plus beaux que j'ai connus. Comment je t'aime, laisse-moi énumérer les manières... » (Youssef Chahine)
Le Caire raconté par Youssef Chahine
Nouveauté !« J'aime Le Caire. Si profondément que quand on me pose la question "comment" je me trouve cherchant mes mots. Les moments les plus doux de mon existence, les vers les plus beaux que j'ai connus. Comment je t'aime, laisse-moi énumérer les manières... » (Youssef Chahine)