Depuis une vingtaine d’années, Stéphane Batut occupe la plupart de son temps à réunir le casting de films. "Étrange pratique que l’on peut parfois assimiler à une déambulation obstinée et hasardeuse au cœur des foules qui recèlent, à coup sur, le destin de tant de personnages de fictions. On peut y voir aussi une forme inoffensive de l’hypnose qui par instant plonge le candidat/acteur dans un oubli de lui même éphémère mais pourtant profond. Une occupation qui requiert donc de bonnes chaussures et une voix enveloppante" selon l’intéressé. Au fil des années, il a pu mettre à contribution son amour des rencontres et des acteurs, qu’ils soient professionnels ou non, pour des cinéastes aux univers très singuliers et très divers, notamment : Mathieu Amalric, Sharunas Bartas, Xavier Beauvois, Alain Berliner, Julie Bertuccelli, Serge Bozon, Thomas Cailley, Laurent Cantet, Catherine Corsini, Julie Delpy, Claire Denis, Arnaud Desplechin, Nicole Garcia, Alain Guiraudie, Pierre Huygue, Cédric Kahn, Nicolas Klotz, les frères Larrieu, Jalil Lespert, Jean-Pierre Limosin, Noémie Lvovsky, Riad Sattouf, Joann Sfar, Thomas Salvador... Ses premiers films sont documentaire : Le Chœur en 2007, Le Rappel des oiseaux en 2014. En 2019, son premier long métrage de fiction, Vif-Argent, reçoit le Prix Jean Vigo et le pris Louis Delluc du premier film.
Au Tibet, un rituel funéraire consiste à offrir en pâture le corps du défunt aux vautours. Non seulement cette cérémonie est publique, mais elle est pensée comme une attraction touristique. Stéphane Batut décide de filmer cette épreuve qu'il lui semble nécessaire de vivre… Et ce geste vient questionner sa condition de touriste, d’étranger et d’être humain. Mais le sacré et le tourisme peuvent-i...
Au Tibet, un rituel funéraire consiste à offrir en pâture le corps du défunt aux vautours. Non seulement cette cérémonie est publique, mais elle est pensée comme une attraction touristique. Stéphane Batut décide de filmer cette épreuve qu'il lui semble nécessaire de vivre… Et ce geste vient questionner sa condition de touriste, d’étranger et d’être humain. Mais le sacré et le tourisme peuvent-i...