Le cinéaste et artiste palestinien Kamal Aljafari est connu pour son approche singulière du cinéma. Il a étudié à l’Académie des arts médiatiques de Cologne et a enseigné à la New School de New York ainsi qu’à la Deutsche Film und Fernsehakademie de Berlin. Depuis septembre 2025, il est en résidence à l’Académie des beaux-arts x Cité internationale des arts à Paris. Son installation The Camera of the Dispossessed a été présentée lors de la 35e Biennale de São Paulo en 2023. Il a également été mis à l’honneur lors d’IndieLisboa 2024 avec une rétrospective complète de son œuvre à la Cinémathèque portugaise, ainsi qu’à la Cinémathèque espagnole de Madrid en 2025. Le long métrage A Fidai Film (2024) a été présenté dans plus d’une centaine de festivals et a remporté une dizaine de prix internationaux. Son œuvre la plus récente, With Hasan in Gaza (2025), a été présentée en avant-première dans la section Compétition internationale du Festival de Locarno, où elle a reçu le label Europa Cinemas. Le film a remporté de nombreux prix et figure actuellement sur la liste des finalistes de l’Académie européenne du cinéma.
Lors de l’intervention militaire au Liban à l’été 1982, Tsahal confisque les archives du Centre de recherches palestinien de Beyrouth, comprenant une collection de photos et de films. Kamal Aljafari se réapproprie ces images encore conservées par l’armée et le ministère de la Défense israéliens, afin de conjurer la volonté d’effacement d’un peuple privé de sa mémoire visuelle.
Suite à un acte de vandalisme, le père du cinéaste palestinien décide d’installer une caméra de surveillance pour enregistrer les scènes se déroulant devant sa maison.
Dans les films israéliens et américains des années 60 à 90 tournés à Jaffa, tous les protagonistes sont effacés des images originales, ne laissant derrière eux que le décor vide de la ville. Quelqu’un revient à Jaffa, comme il pourrait revenir dans tout autre endroit après une catastrophe. Ce quelqu’un, c’est moi, ce sont mes grands-parents, c’est un photographe, c’est un composé de toutes les ...
Dans les vestiges de la ville de Jaffa, un homme sur le point de perdre sa maison médite sur son sort. Pendant ce temps, deux femmes restent enfermées chez elles. L’une trouve du réconfort dans les soins qu’elle apporte à sa mère, l’autre nourrit des rêves romantiques en fabriquant des décorations de mariage. Dans un café voisin, un vieux capitaine reste immobile toute la journée, tandis qu’un ...
Ce film faussement paisible dresse le portrait de la famille de Kamal Aljafari à Ramla et à Jaffa, quelque part entre documentaire et autobiographie filmée, par les mouvements tranquilles mais incessants d’une caméra agile dans les différentes pièces de maisons inhabitées, abîmées ou en ruines. Le titre fait référence au toit qui manquait à la maison où la famille du cinéaste s’établit en 1948,...
Lors de l’intervention militaire au Liban à l’été 1982, Tsahal confisque les archives du Centre de recherches palestinien de Beyrouth, comprenant une collection de photos et de films. Kamal Aljafari se réapproprie ces images encore conservées par l’armée et le ministère de la Défense israéliens, afin de conjurer la volonté d’effacement d’un peuple privé de sa mémoire visuelle.
Suite à un acte de vandalisme, le père du cinéaste palestinien décide d’installer une caméra de surveillance pour enregistrer les scènes se déroulant devant sa maison.
Dans les films israéliens et américains des années 60 à 90 tournés à Jaffa, tous les protagonistes sont effacés des images originales, ne laissant derrière eux que le décor vide de la ville. Quelqu’un revient à Jaffa, comme il pourrait revenir dans tout autre endroit après une catastrophe. Ce quelqu’un, c’est moi, ce sont mes grands-parents, c’est un photographe, c’est un composé de toutes les ...
Dans les vestiges de la ville de Jaffa, un homme sur le point de perdre sa maison médite sur son sort. Pendant ce temps, deux femmes restent enfermées chez elles. L’une trouve du réconfort dans les soins qu’elle apporte à sa mère, l’autre nourrit des rêves romantiques en fabriquant des décorations de mariage. Dans un café voisin, un vieux capitaine reste immobile toute la journée, tandis qu’un ...
Ce film faussement paisible dresse le portrait de la famille de Kamal Aljafari à Ramla et à Jaffa, quelque part entre documentaire et autobiographie filmée, par les mouvements tranquilles mais incessants d’une caméra agile dans les différentes pièces de maisons inhabitées, abîmées ou en ruines. Le titre fait référence au toit qui manquait à la maison où la famille du cinéaste s’établit en 1948,...