Claude Lanzmann, né en 1925, est un journaliste, écrivain et cinéaste français. Ses grands-parents sont des immigrés juifs de l’Europe de l’Est, qui ont fui les persécutions et la misère. Lanzmann voit monter l’antisémitisme durant son adolescence. En 1940, son père, résistant, l’emmène avec sa fratrie en Auvergne dans une maison où il les entraîne à disparaître sans laisser de trace, en simulant des rafles. À 18 ans, il est l’un des organisateurs de la résistance au lycée Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand. Il participe à la lutte clandestine, puis aux combats des maquis d’Auvergne. Il part étudier la philosophie à Tübingen en Allemagne en 1947 : il veut voir "les Allemands en civil". Il est lecteur de littérature française et de philosophie à l’Université libre de Berlin. C’est en 1952 qu’il rencontre, avec Simone de Beauvoir, Jean-Paul Sartre. Il devient leur ami, et entre au comité de rédaction des "Temps modernes", revue qu'il dirige depuis la mort de Simone de Beauvoir en 1986. Cinéaste depuis 1970, il est notamment l'auteur de "Shoah" (1986), film documentaire de près de 10 heures, méditation déchirante sur les crimes nazis et la douleur de l'Homme survivant.
Sobibór, 14 octobre 1943, 16 heures
Accès abonnementClaude Lanzmann explique : "C'est à partir d'un entretien que m'avait accordé Yehuda Lerner à Jérusalem, en 1979, pendant le tournage de "Shoah" que j'ai réalisé "Sobibór, 14 octobre 1943, 16 heures", lieu, jour, mois, année, heure de la seule révolte réussie d'un camp d'extermination nazi." 365 prisonniers parvinrent à s'évader, mais seuls 47 d'entre eux survécurent aux atrocités de la guerre.
Sobibór, 14 octobre 1943, 16 heures
Accès abonnementClaude Lanzmann explique : "C'est à partir d'un entretien que m'avait accordé Yehuda Lerner à Jérusalem, en 1979, pendant le tournage de "Shoah" que j'ai réalisé "Sobibór, 14 octobre 1943, 16 heures", lieu, jour, mois, année, heure de la seule révolte réussie d'un camp d'extermination nazi." 365 prisonniers parvinrent à s'évader, mais seuls 47 d'entre eux survécurent aux atrocités de la guerre.