Étudiant en histoire, en droit et en musique, Alexander Kluge obtient un doctorat de droit et s'établit comme avocat en 1958. Pendant ses études à Francfort, il se lie d’amitié avec le philosophe Theodor Adorno qui l’encourage à s’intéresser au cinéma et le présente à Fritz Lang, dont il deviendra en 1958 l’assistant. Il réalise plusieurs courts métrages entre 1960 et 1962. En 1962, il est parmi les rédacteurs du manifeste d'Oberhausen, qui annonce le renouveau du cinéma allemand. Il tourne en 1965-66 son premier long métrage, Anita G, qui sera couronné à Venise, tout comme Les Artistes sous le chapiteau : perplexes (1967). D’autres œuvres exigeantes suivront, dont Travaux occasionnels d'une esclave (1973), In Gefahr und grösster Not bringt der Mittelweg den Tod (co-réal. E. Reitz, 1974), Ferdinand le radical (1975), La Patriote (1979). En 1982, il obtient un Lion d’or d’honneur à Venise. N'ayant jamais cessé de militer pour le cinéma indépendant, il a également contribué à des films collectifs à contenu politique (Le Candidat (1980), Guerre et Paix (1983)). Il continue à réaliser des films jusque dans les années 2010. Il est par ailleurs un écrivain réputé, de Stalingrad : description d’une bataille (Gallimard, 1966) à La chaleur de la raison. Dialogue entre deux intellectuels allemands (Gallimard, 2019). Alexander Kluge est décédé le 25 mars 2026 à l’âge de 94 ans. Photo Martin Kraft, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons
Portrait d'une mise à l'épreuve
Nouveauté !Histoire de l’ex-policier allemand Müller-Seegeberg, qui a servi six gouvernements différents avec loyauté, en démontrant constamment qu’il était quelqu’un de fiable, archétype inquiétant du serviteur zélé qui a toujours « des ordres ».
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