Benoît a construit son paradis à l’abri des regards, il s’est émancipé à sa manière, résolu à faire face aux contraintes d’un territoire qui, dans les imaginaires, entre en conflit avec son identité. Un jour, lui et d’autres queers du coin décident d’organiser la première Pride du Périgord vert, parce qu’il est temps de sortir du bois, de prendre l’espace pour se célébrer, se réparer et enfin ouvrir une voie.
| Réalisateur | Antoine Vazquez |
| Acteur | l'équipe éditoriale de Tënk |
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Nuit. Plan de nature. Bruits de grillons. Une voix lyrique sort de l’obscurité. Puis, le jour. Un jardin magnifique aux plantes qui prospèrent. Une silhouette œuvre à ce que ce havre reste de paix. Et si ce paradis était aussi l’écrin d’une solitude ? Je me demande, en regardant Benoît à qui appartient ce corps et cette voix. Il a l’air bien heureux dans sa belle maison. Et pourtant, des doutes le traversent. L’altérité lui permet de les dépasser. Ou d’en ajouter. Comme un moyen de se confronter à lui-même, il quitte par moment son nid. Va à la rencontre. Des images me restent. Benoît et son regard de pierre, en slip dans une brouette. Une jupe dorée qui tourne à l’infini. Un bal folk. Joie. Des réunions d’organisation. Action collective. Une discussion avec la maire du village. Queerphobie. Son beau jardin et sa voix lyrique seraient donc nichés dans une nuit noire et réfractaire ? Oui, parfois. Heureusement que cette nuit abrite aussi des étoiles, des grillons et que le jour finit toujours par se lever.
Loane Bouillet
Chargée de médiation et de mobilisation des publics chez Tënk

Nuit. Plan de nature. Bruits de grillons. Une voix lyrique sort de l’obscurité. Puis, le jour. Un jardin magnifique aux plantes qui prospèrent. Une silhouette œuvre à ce que ce havre reste de paix. Et si ce paradis était aussi l’écrin d’une solitude ? Je me demande, en regardant Benoît à qui appartient ce corps et cette voix. Il a l’air bien heureux dans sa belle maison. Et pourtant, des doutes le traversent. L’altérité lui permet de les dépasser. Ou d’en ajouter. Comme un moyen de se confronter à lui-même, il quitte par moment son nid. Va à la rencontre. Des images me restent. Benoît et son regard de pierre, en slip dans une brouette. Une jupe dorée qui tourne à l’infini. Un bal folk. Joie. Des réunions d’organisation. Action collective. Une discussion avec la maire du village. Queerphobie. Son beau jardin et sa voix lyrique seraient donc nichés dans une nuit noire et réfractaire ? Oui, parfois. Heureusement que cette nuit abrite aussi des étoiles, des grillons et que le jour finit toujours par se lever.
Loane Bouillet
Chargée de médiation et de mobilisation des publics chez Tënk
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