Couëron, Loire-Atlantique, une usine métallurgique dépendant du groupe Pechiney-Ugine Kuhlmann. Pour marquer leur solidarité avec leurs maris en grève, quelques femmes d’ouvriers de l’usine Tréfimétaux envahissent le bureau du directeur et obtiennent en deux heures ce qu'on leur refusait depuis des mois. Mais la direction porte plainte. Douze d'entre elles sont inculpées et leurs vies basculent.
| Réalisateurs | René Vautier, Soazig Chappedelaine |
| Acteur | Chloé Vurpillot |
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En 1975, à quelques jours de l’ouverture de leur procès, Soazig Chappedelaine et son compagnon, René Vautier, commencent à filmer les femmes d’ouvriers de l’usine Tréfimétaux inculpées pour en avoir séquestré le patron. Principe de base n°3 pour un cinéma engagé : « Écrire l’histoire en images. Tout de suite* »
Film de soutien, Quand les femmes ont pris la colère dépasse pourtant largement la question du procès. Celui-ci devient le point de départ de paroles d’une puissance rare, qui toutes viennent, à des degrés plus ou moins conscients, plus ou moins affirmés, faire de l’intime une affaire hautement politique. Dès lors, partant de l’expérience de quelques-unes des douze inculpées, le film propose une radiographie du couple, faisant dialoguer les récits individuels pour faire émerger une analyse matérialiste du couple à l’ère du capitalisme – sexualité, parentalité, violences conjugales, vieillesse, amour. Bien loin des « représentations bourgeoises de M. Chabrol ».
Chloé Vurpillot
Chargée de diffusion pour Ardèche Images
*Nicole Brenez et Khalid Mamoun René Vautier, le cinéma de haute lutte, 2003, 10min, in Court-Circuit, le magazine, produit par Arte.
En 1975, à quelques jours de l’ouverture de leur procès, Soazig Chappedelaine et son compagnon, René Vautier, commencent à filmer les femmes d’ouvriers de l’usine Tréfimétaux inculpées pour en avoir séquestré le patron. Principe de base n°3 pour un cinéma engagé : « Écrire l’histoire en images. Tout de suite* »
Film de soutien, Quand les femmes ont pris la colère dépasse pourtant largement la question du procès. Celui-ci devient le point de départ de paroles d’une puissance rare, qui toutes viennent, à des degrés plus ou moins conscients, plus ou moins affirmés, faire de l’intime une affaire hautement politique. Dès lors, partant de l’expérience de quelques-unes des douze inculpées, le film propose une radiographie du couple, faisant dialoguer les récits individuels pour faire émerger une analyse matérialiste du couple à l’ère du capitalisme – sexualité, parentalité, violences conjugales, vieillesse, amour. Bien loin des « représentations bourgeoises de M. Chabrol ».
Chloé Vurpillot
Chargée de diffusion pour Ardèche Images
*Nicole Brenez et Khalid Mamoun René Vautier, le cinéma de haute lutte, 2003, 10min, in Court-Circuit, le magazine, produit par Arte.
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