Un groupe de Bretons réfractaires et pacifistes est envoyé en Algérie. Ces êtres confrontés aux horreurs de la guerre deviennent peu à peu des machines à tuer. L'un d'entre eux ne l'acceptera pas et désertera en emmenant avec lui un prisonnier du FLN qui devait être exécuté le lendemain. Avec Alexandre Arcady (Noël), Hamid Djellouli (Youssef), Philippe Léotard (Le lieutenant).
| Réalisateur | René Vautier |
| Acteur | l'équipe éditoriale de Tënk |
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Ce n'est pas une belle histoire de déserteur héroïque qui sauve un prisonnier. Ça, c'est pour les fictions parfaites. Ici il y a des comédiens, un scénario, oui. Mais la « belle » histoire (il y a des guillemets) n'est qu'un seul de ses événements et tout le reste c'est l'ennui, la violence, la lâcheté : la guerre. Des jeunes gens pacifistes que la peur, la mort et un lieutenant ont en partie vidés de leur humanité. Non ce n'est pas une fiction parfaite : elle est entremêlée d'images documentaires faites par Vautier lui-même lorsqu'il filmait le maquis du FLN dans Algérie en flammes. Et surtout, comme nous l'apprend le carton d'ouverture, « la véracité de chaque scène de ce film peut être certifiée par un minimum de 5 témoins ». « 800 heures de témoignages de 600 appelés ou rappelés » ont servi de base à l'écriture. Cette réalité des événements, on l'a en tête pendant tout le film. La torture, les viols, les lynchages, ce n'est pas une fiction. René Vautier nous le montre dans ce film majeur de l'histoire du cinéma : ce fut ça la guerre d'Algérie, c'est ça la guerre.
Jérémie Jorrand
Responsable de l'éditorialisation et co-directeur artistique de Tënk
Ce n'est pas une belle histoire de déserteur héroïque qui sauve un prisonnier. Ça, c'est pour les fictions parfaites. Ici il y a des comédiens, un scénario, oui. Mais la « belle » histoire (il y a des guillemets) n'est qu'un seul de ses événements et tout le reste c'est l'ennui, la violence, la lâcheté : la guerre. Des jeunes gens pacifistes que la peur, la mort et un lieutenant ont en partie vidés de leur humanité. Non ce n'est pas une fiction parfaite : elle est entremêlée d'images documentaires faites par Vautier lui-même lorsqu'il filmait le maquis du FLN dans Algérie en flammes. Et surtout, comme nous l'apprend le carton d'ouverture, « la véracité de chaque scène de ce film peut être certifiée par un minimum de 5 témoins ». « 800 heures de témoignages de 600 appelés ou rappelés » ont servi de base à l'écriture. Cette réalité des événements, on l'a en tête pendant tout le film. La torture, les viols, les lynchages, ce n'est pas une fiction. René Vautier nous le montre dans ce film majeur de l'histoire du cinéma : ce fut ça la guerre d'Algérie, c'est ça la guerre.
Jérémie Jorrand
Responsable de l'éditorialisation et co-directeur artistique de Tënk
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