Violeta et Vyollca Dukay habitent au sud du Kosovo, près de la frontière avec l'Albanie. Confrontées à un chômage très important dans leur pays depuis la fin de la guerre, les deux sœurs sont devenues démineuses. Cela fait maintenant six ans qu'elles se rendent quotidiennement aux champs de mines. La relation unique et très forte qui existe entre elles les aide à surmonter leur peur et à garder l'espoir malgré la précarité de leur situation et les risques qu'elles encourent chaque jour pour gagner leur vie.
| Réalisateur | Jasna Krajinovic |
| Acteur | l'équipe éditoriale de Tënk |
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En une heure de film : rencontrer deux personnes, cerner leurs caractères, leur relation, être ému avec elles. Ce n'est pas un tour de force. C'est, semble-t-il, de la délicatesse, de l'attention, « tout simplement ». Jasna Krajinovic nous impressionne par sa capacité à nous faire connaître Violeta et Vyollca. D'une part en filmant leur travail : arpenter des montagnes qui 5 ans après la guerre sont encore truffées de mines serbes, mais aussi de bombes de l'OTAN (encore aujourd'hui les chemins sont balisés). Et d'autre part en les écoutant. Au cœur du film : de la parole, une très longue plage de parole où les deux sœurs, l'une après l'autre, racontent le danger et l'accident qui survient. Où se raconte aussi avec une très grande force le lien qui les unit.
Et puis il y a, témoin de la relation suivie entre la réalisatrice et ses sujets, le « un an plus tard », qui nous permet de satisfaire l'envie que le film nous a donnée : connaître encore un peu plus leurs destins.
Jérémie Jorrand
Responsable de l'éditorialisation et co-directeur artistique de Tënk

En une heure de film : rencontrer deux personnes, cerner leurs caractères, leur relation, être ému avec elles. Ce n'est pas un tour de force. C'est, semble-t-il, de la délicatesse, de l'attention, « tout simplement ». Jasna Krajinovic nous impressionne par sa capacité à nous faire connaître Violeta et Vyollca. D'une part en filmant leur travail : arpenter des montagnes qui 5 ans après la guerre sont encore truffées de mines serbes, mais aussi de bombes de l'OTAN (encore aujourd'hui les chemins sont balisés). Et d'autre part en les écoutant. Au cœur du film : de la parole, une très longue plage de parole où les deux sœurs, l'une après l'autre, racontent le danger et l'accident qui survient. Où se raconte aussi avec une très grande force le lien qui les unit.
Et puis il y a, témoin de la relation suivie entre la réalisatrice et ses sujets, le « un an plus tard », qui nous permet de satisfaire l'envie que le film nous a donnée : connaître encore un peu plus leurs destins.
Jérémie Jorrand
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