Dans tout le Land de Bade-Wurtemberg, il existe une seule prison pour femmes, celle de Gotteszell à Schwäbisch-Gmünd, dans la région de Stuttgart. Ancien couvent de religieuses, cet établissement, devenu une prison au 18e siècle, est réservé aux femmes depuis 1900. Condamnées pour meurtre ou tentative de meurtre, six détenues témoignent de leur itinéraire et de leur vie en prison, décrivent leur délit ou leur crime, analysent l’acte qu’elles ont commis...
| Réalisateur | Helga Reidemeister |
| Acteur | Chloé Vurpillot |
| Partager sur |
Dans ses films, Helga Reidemeister ne cherche jamais à s’effacer. L’image, dans la légère instabilité de la caméra portée et ses mouvements, nous dit son corps et son regard, celui qu’elle pose sur les visages, les réactions, décentre souvent sur les mains et les gestes, ce qu’ils peuvent nous raconter.
Comme à chaque fois, Reidemeister crée un espace permettant à ses protagonistes de se définir de la manière dont elles l’entendent. Gottezsell est construit sur une succession d’entretiens avec les détenues laissant toute la place aux sentiments et réflexions qui les habitent. Les crimes et les peines, rarement évoqués oralement, ne sont révélés qu’à la suite des entretiens, apparaissant à l’écran sur le portrait de chacune, et cet ordre est décisif.
En creux des récits intimes et individuels, la cinéaste nous donne à entendre la violence des déterminismes sociaux et du système patriarcal, sans laisser l’institution carcérale dans un angle mort.
Chloé Vurpillot
Chargée de diffusion pour Ardèche Images

Dans ses films, Helga Reidemeister ne cherche jamais à s’effacer. L’image, dans la légère instabilité de la caméra portée et ses mouvements, nous dit son corps et son regard, celui qu’elle pose sur les visages, les réactions, décentre souvent sur les mains et les gestes, ce qu’ils peuvent nous raconter.
Comme à chaque fois, Reidemeister crée un espace permettant à ses protagonistes de se définir de la manière dont elles l’entendent. Gottezsell est construit sur une succession d’entretiens avec les détenues laissant toute la place aux sentiments et réflexions qui les habitent. Les crimes et les peines, rarement évoqués oralement, ne sont révélés qu’à la suite des entretiens, apparaissant à l’écran sur le portrait de chacune, et cet ordre est décisif.
En creux des récits intimes et individuels, la cinéaste nous donne à entendre la violence des déterminismes sociaux et du système patriarcal, sans laisser l’institution carcérale dans un angle mort.
Chloé Vurpillot
Chargée de diffusion pour Ardèche Images
Français