2018\. Dans la « nouvelle grande Russie » de Vladimir Poutine, des bulldozers menacent les cités de garages, villes clandestines qui se développèrent dans l’effondrement de l’URSS. Ici vivent les survivants de cette apocalypse : les Garagniki. Avec eux, nous remontons le temps et l’Histoire dans une Russie parallèle, souterraine, fantastique...
| Réalisateur | Stany Cambot |
| Acteur | Caroline Châtelet |
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C'est en 2013 que Stany Cambot découvre les « Garajniki » moscovites. D'abord garages construits pour accueillir les automobiles, ces espaces précaires se sont développés dans le sillage de la chute de l'URSS. Dans ces lieux où se déploie toute une économie parallèle, de l'élevage de cochons au restaurant, de la fabrication de sièges de voiture aux ateliers de menuiserie ou de couture, c'est une autre Russie qui émerge. Un peuple des lisières, qui, ayant été de fait évincé par le tournant néolibéral, survit par ces activités économiques. Capté au plus près, soutenu par un travail graphique et sonore précis, le film offre une immersion lente dans les différentes strates de ce monde. C'est un monde alternatif qui se révèle, excédant bien largement la seule question économique. Un monde où persistent des modes de vie, d'entraide et de sociabilité hérités de l'URSS, et dont L'apocalypse… rend compte en transmettant l'aspect rhizomatique des relations entre les êtres, les biens, les pratiques.
Caroline Châtelet
journaliste, critique dramatique

C'est en 2013 que Stany Cambot découvre les « Garajniki » moscovites. D'abord garages construits pour accueillir les automobiles, ces espaces précaires se sont développés dans le sillage de la chute de l'URSS. Dans ces lieux où se déploie toute une économie parallèle, de l'élevage de cochons au restaurant, de la fabrication de sièges de voiture aux ateliers de menuiserie ou de couture, c'est une autre Russie qui émerge. Un peuple des lisières, qui, ayant été de fait évincé par le tournant néolibéral, survit par ces activités économiques. Capté au plus près, soutenu par un travail graphique et sonore précis, le film offre une immersion lente dans les différentes strates de ce monde. C'est un monde alternatif qui se révèle, excédant bien largement la seule question économique. Un monde où persistent des modes de vie, d'entraide et de sociabilité hérités de l'URSS, et dont L'apocalypse… rend compte en transmettant l'aspect rhizomatique des relations entre les êtres, les biens, les pratiques.
Caroline Châtelet
journaliste, critique dramatique
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