Tracer des chemins

Tracer des chemins

Trois films, trois réalisatrices, qui cherchent – et trouvent – des chemins d'émancipation

Mettre le corps en mouvement ou à l’arrêt. Trouver de la force avec les autres ou parce qu’on le fait pour soi-même. Découvrir ses ressources, découvrir qu’on est capable, et de quoi on est capable. Il s'agit de se réinventer au delà des assignations (au delà de la conjointe, de la mère, la travailleuse, de la personne victime d’inceste), et d'avancer : ce n'est pas encore la joie mais on est en chemin ! On trace des sillons. 

Dans ces trois films il est question de maison – qui n'est pas toujours un refuge, qui peut aussi être un lieu d’aliénation ou de violences. Alors il faut bien s'en construire une, de maison, une à soi. Même si c’est dur et solitaire parfois. 

Dans Les Trois Chambres d'Esther, Lucie, la réalisatrice, discrète, soutient Esther de sa présence complice (qui se matérialise dans un gâteau d’anniversaire). Dans Nous enfuir sur un char ailé, Noa Roquet revisite et donne voix aux archives de femmes d’une autre génération pour s’inscrire dans une histoire de luttes – ouvrières et féministes. Lael Morin, pour Je ne suis qu'un corps, est à la fois sujet et réalisatrice, mettant son histoire en partage avec d’autres, et luttant ainsi contre le tabou de l’inceste, tout en outillant autrui – son entourage et les spectateur·ices.

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