Trois films, trois réalisatrices, qui cherchent – et trouvent – des chemins d'émancipation
Mettre le corps en mouvement ou à l’arrêt. Trouver de la force avec les autres ou parce qu’on le fait pour soi-même. Découvrir ses ressources, découvrir qu’on est capable, et de quoi on est capable. Il s'agit de se réinventer au delà des assignations (au delà de la conjointe, de la mère, la travailleuse, de la personne victime d’inceste), et d'avancer : ce n'est pas encore la joie mais on est en chemin ! On trace des sillons.
Dans ces trois films il est question de maison – qui n'est pas toujours un refuge, qui peut aussi être un lieu d’aliénation ou de violences. Alors il faut bien s'en construire une, de maison, une à soi. Même si c’est dur et solitaire parfois.
Dans Les Trois Chambres d'Esther, Lucie, la réalisatrice, discrète, soutient Esther de sa présence complice (qui se matérialise dans un gâteau d’anniversaire). Dans Nous enfuir sur un char ailé, Noa Roquet revisite et donne voix aux archives de femmes d’une autre génération pour s’inscrire dans une histoire de luttes – ouvrières et féministes. Lael Morin, pour Je ne suis qu'un corps, est à la fois sujet et réalisatrice, mettant son histoire en partage avec d’autres, et luttant ainsi contre le tabou de l’inceste, tout en outillant autrui – son entourage et les spectateur·ices.
3 documentaires
Seule sur son chantier au bord de la route, Esther rêve d'une maison à trois chambres. Chaque jour, elle s'attelle à construire cette maison en forme de revanche.
Deux jeunes femmes accompagnent la réalisatrice à briser un tabou, à raconter son histoire d’inceste. À trois, elles font corps pour briser le silence. Entre réalité et flash-back traumatique, le récit transcende les frontières des genres pour offrir une exploration de la douleur et de la résilience.
Dans les années 70, une jeune femme à Genève entre à l'usine pour travailler en tant qu'ouvrière. Très vite elle doit faire face au regard scrutateur des hommes qui jugent son efficacité à travers le prisme de sa féminité. Sa condition ne s'améliore pas quand elle devient mère : sa journée devient une double journée. Au travail à l'usine s'ajoutent les devoirs domestiques : le temps passé avec ...
Seule sur son chantier au bord de la route, Esther rêve d'une maison à trois chambres. Chaque jour, elle s'attelle à construire cette maison en forme de revanche.
Deux jeunes femmes accompagnent la réalisatrice à briser un tabou, à raconter son histoire d’inceste. À trois, elles font corps pour briser le silence. Entre réalité et flash-back traumatique, le récit transcende les frontières des genres pour offrir une exploration de la douleur et de la résilience.
Dans les années 70, une jeune femme à Genève entre à l'usine pour travailler en tant qu'ouvrière. Très vite elle doit faire face au regard scrutateur des hommes qui jugent son efficacité à travers le prisme de sa féminité. Sa condition ne s'améliore pas quand elle devient mère : sa journée devient une double journée. Au travail à l'usine s'ajoutent les devoirs domestiques : le temps passé avec ...