Pour les 10 ans de Tënk, le comédien et réalisateur Reda Kateb a choisi quatre films de notre catalogue.
« Ce n’est pas facile de parler de son propre physique, mais je ne suis pas mécontent d’avoir quelque chose de différent, de ne pas être lisse. J’ai l’impression que les spectateurs ont envie de gueules qui leur racontent quelque chose plutôt que des visages agréables à regarder, des gens mignons ».*
Différent, pas lisse, pas mignon : est-ce qu'on ne pourrait pas extrapoler ces mots de Reda Kateb au cinéma documentaire que nous défendons à Tënk ?
À l'occasion des 10 ans de Tënk, nous avons eu envie de demander à l'acteur et réalisateur de revisiter notre catalogue, pour y choisir quatre films préférés !
Né en 1977, Reda Kateb est le fils d'un homme de théâtre et acteur algérien émigré en France, et d’une infirmière d’origine tchèque et italienne. Il est également le petit-neveu du poète Kateb Yacine et de Mustapha Kateb. Après de nombreux petits rôles, il se fait remarquer en 2009 au cinéma dans Un prophète de Jacques Audiard. Depuis, il enchaîne les rôles en France et à l'étranger (notamment avec Kathryn Bigelow ou Ryan Gosling). Il est également réalisateur de deux films, Pitchoune (2015) et Sur un fil (2014).
Dans sa sélection se côtoient de grands noms du cinéma avec Chambre 666, film rare du réalisateur Wim Wenders et réflexion sur la survie du 7e Art, Géographie humaine de la cinéaste Claire Simon, film préparatoire à sa fiction Gare du Nord, dans laquelle joue Reda Kateb. On trouve aussi un film d'un des plus grands documentaristes algériens : dans La Chine est encore loin, Malek Bensmaïl revient aux racines de la Guerre d'indépendance. Enfin, un court métrage, Arsène, un mec lambda, qui dresse le portrait sensible d'un adolescent.
4 documentaires
Le 1er novembre 1954, près de Ghassira, un petit village perdu dans les Aurès, un couple d’instituteurs français et un caïd algérien sont les premières victimes civiles d’une guerre de sept ans qui mènera à l’indépendance de l’Algérie. Plus de cinquante ans après, Malek Bensmaïl revient dans ce village chaoui, devenu « le berceau de la révolution algérienne » pour y filmer, au fil des saisons...
_Chambre 666_ est un documentaire réunissant des interviews réalisées par Wim Wenders durant le festival de Cannes de 1982. On y voit notamment Jean-Luc Godard, Rainer Werner Fassbinder, Michelangelo Antonioni, Yilmaz Güney, Werner Herzog, Steven Spielberg et Romain Goupil. Les laissant seuls face à la caméra, Wenders les invite à parler d'une hypothétique mort du cinéma.
Portrait documentaire de la gare du Nord. On y passe, on la traverse, qu’on vienne de banlieue, de province ou de l’étranger. C’est un voyage immobile dans la Gare du Nord en compagnie de l’ami Simon Mérabet, varois d’origine algérienne. Rencontres éphémères où chacun nous parle de sa vie en quelques mots avant de prendre son train et de disparaître. Soudain, la foule des voyageurs s’incarne en...
« Arsène, du haut de ses 14 ans a déjà fait du chemin. Aujourd’hui il marche sur l’arête qui sépare l’enfance et l’âge de la conscience. Je décide de faire son portrait alors que nous gravissons les montagnes des Pyrénées ». (Léa Forest)
Le 1er novembre 1954, près de Ghassira, un petit village perdu dans les Aurès, un couple d’instituteurs français et un caïd algérien sont les premières victimes civiles d’une guerre de sept ans qui mènera à l’indépendance de l’Algérie. Plus de cinquante ans après, Malek Bensmaïl revient dans ce village chaoui, devenu « le berceau de la révolution algérienne » pour y filmer, au fil des saisons...
_Chambre 666_ est un documentaire réunissant des interviews réalisées par Wim Wenders durant le festival de Cannes de 1982. On y voit notamment Jean-Luc Godard, Rainer Werner Fassbinder, Michelangelo Antonioni, Yilmaz Güney, Werner Herzog, Steven Spielberg et Romain Goupil. Les laissant seuls face à la caméra, Wenders les invite à parler d'une hypothétique mort du cinéma.
Portrait documentaire de la gare du Nord. On y passe, on la traverse, qu’on vienne de banlieue, de province ou de l’étranger. C’est un voyage immobile dans la Gare du Nord en compagnie de l’ami Simon Mérabet, varois d’origine algérienne. Rencontres éphémères où chacun nous parle de sa vie en quelques mots avant de prendre son train et de disparaître. Soudain, la foule des voyageurs s’incarne en...
« Arsène, du haut de ses 14 ans a déjà fait du chemin. Aujourd’hui il marche sur l’arête qui sépare l’enfance et l’âge de la conscience. Je décide de faire son portrait alors que nous gravissons les montagnes des Pyrénées ». (Léa Forest)